CHANGER D'ASSURANCE EMPRUNTEUR GRâCE à LA LOI LEMOINE : DROIT à L'OUBLI, éCONOMIES ET MODE D'EMPLOI MALGRé UN ANTéCéDENT DE SANTé AU MEILLEUR TARIF SANS PLUS ATTENDRE

Changer d'assurance emprunteur grâce à la loi Lemoine : droit à l'oubli, économies et mode d'emploi malgré un antécédent de santé au meilleur tarif sans plus attendre

Changer d'assurance emprunteur grâce à la loi Lemoine : droit à l'oubli, économies et mode d'emploi malgré un antécédent de santé au meilleur tarif sans plus attendre

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Assurance emprunteur : ce que la loi Lemoine change vraiment

Avec l'adoption de la loi Lemoine, le marché de l'assurance emprunteur a connu une transformation profonde au bénéfice des emprunteurs. Jusque-là, quitter l'assurance bancaire se heurtait à mille obstacles, tant les préavis restaient contraignants. Aujourd'hui, la substitution libre constitue un acquis, sans surcoût ni condition d'ancienneté. Cette liberté nouvelle ouvre la voie à des économies considérables, surtout pour les profils longtemps captifs de l'assurance de groupe. La réforme va bien plus loin : elle muscle par ailleurs la protection des profils de santé sensibles. Pour celles et ceux ayant surmonté une maladie grave, ces avancées pèsent bien davantage qu'un avantage tarifaire : c'est l'accès même au crédit qui s'ouvre enfin. Mieux vaut néanmoins maîtriser ces mécanismes, car beaucoup les activent. Mesurons d'emblée que cette couverture peut atteindre une part majeure de la facture globale. La négliger, c'est laisser filer une somme conséquente. Au contraire, la remettre en concurrence au bon moment peut alléger nettement les mensualités. C'est tout l'objet de cet article détaillé. En préambule, rappelons un principe simple : plus le crédit court sur des années, plus l'écart de cotisation pèse lourd, et plus on gagne de faire jouer la concurrence tôt. L'enjeu est maximal dans les premières années, lorsque le capital restant dû reste la plus élevée.

Changer de contrat quand on veut

Dans le cadre antérieur, l'assuré n'avait la faculté de substituer son assurance de prêt qu'à l'échéance annuelle : au cours de la première année, puis à chaque date anniversaire, avec un formalisme difficile à respecter. Conséquence : de nombreux ménages manquaient la date, et restaient captifs d'une assurance surtarifée. La réforme de 2022 a balayé ces contraintes. Depuis lors, chaque assuré peut changer son assurance emprunteur à tout moment, sans patienter d'un préavis. Le seul impératif tient à l'équivalence de couverture : la couverture de remplacement doit offrir un niveau de protection au minimum équivalent à celui exigé par la banque. Cette règle protège l'emprunteur autant que le prêteur. Ce changement vaut pour l'ensemble des crédits, qu'ils soient récents ou anciens. De la sorte, même un emprunteur ayant souscrit il y a longtemps a désormais la faculté de comparer son contrat sans la moindre pénalité. Pour les anciens malades, ce droit change tout : elle autorise à comparer de nouveau dès que l'état de santé s'améliore, ou quand un seuil du droit à l'oubli arrive à terme.

Cancer, hépatite : ne plus avoir à déclarer

Ce dispositif donne le droit à un ex-patient de taire légalement un antécédent lourd sur le questionnaire de santé, passé un certain délai. Sous l'effet de la réforme, le seuil est passé à cinq ans à compter de la rémission, à condition qu'aucune rechute ne survienne. Concrètement, une personne guérie d'un cancer n'est plus tenu de le déclarer cinq ans après la fin des soins. L'assureur ne saurait ni réclamer de détail à ce sujet, ni imposer une majoration pour ce motif. Cette avancée a changé la vie de nombreux emprunteurs, pour qui l'accès au financement était auparavant compromis. Une nuance s'impose : cette règle exige qu'aucune récidive ne survienne et un délai bien décompté. Une mauvaise interprétation prête à conséquence. Il est prudent de sécuriser ce point avec un spécialiste en amont de le questionnaire de santé. Un courtier expert dédiée au cancer sait mobiliser ces règles. Parallèlement, la grille AERAS couvre bien d'autres maladies concernant lesquelles un tarif normal s'applique selon des délais réduits, comme diverses affections chroniques.

Changer d'assurance emprunteur : la marche à suivre

Résilier son contrat n'a jamais été aussi simple, mais une méthode garantissent le succès. La première consiste à comparer les assurances respectant l'équivalence de niveau à celles du contrat en cours. Dans ce but, on se réfère sur la fiche standardisée d'information remise lors du prêt, qui précise le niveau requis. Une fois le contrat choisi, le souscripteur envoie sa demande à la banque, qui doit répondre dans un délai encadré pour donner sa réponse. En cas d'équivalence de garanties, la banque ne peut légalement refuser : tout refus doit être motivé et se fonder uniquement sur un critère objectif. La substitution s'opère ensuite sans rupture de protection, l'ancienne assurance prenant fin à la reprise par le nouvel assureur. Précisons également source que cette bascule se fait gratuitement, la loi interdisant toute pénalité au titre du changement. La substitution reste par ailleurs répétable : on peut tout à fait de comparer encore l'année suivante. Le gain obtenu dépassent souvent des montants à quatre ou cinq chiffres sur l'ensemble du prêt.

Ce qu'il faut vérifier avant de changer

Pour mettre toutes les chances de votre côté, retenez certaines précautions. Vérifiez d'abord l'équivalence des garanties, puisque c'est l'unique argument qui autorise le prêteur de s'opposer. Mettez alors en regard le prix global, et non uniquement la cotisation mensuelle affichée, à couverture comparable. Le cas échéant par la grille AERAS, faites-le valoir explicitement : il est légal de taire une pathologie couverte par ce droit. Anticipez enfin les délais, puisque le prêteur bénéficie d'un délai de réponse, à prendre en compte dans vos démarches. Pensez aussi à archiver vos échanges de la demande de substitution, car un dossier documenté sécurise vos droits face à un refus contestable. Gardons en tête que la banque n'a pas le droit d'augmenter les conditions du crédit au motif de la substitution. Voici les points à valider un à un :

  • un niveau de couverture au moins égal ;
  • une comparaison sur le coût total du crédit, hors effet d'annonce ;
  • la prise en compte du droit à l'oubli le cas échéant ;
  • le conseil d'un professionnel pour optimiser le dossier.

Pour conclure, la loi Lemoine a rebattu les cartes entre les assurés et les assureurs de groupe. La résiliation à tout moment et le droit à l'oubli renforcé constituent un ensemble d'avancées dont chaque emprunteur devrait tirer parti. Dans les faits, ces leviers dorment encore, par manque d'accompagnement. Remettre en concurrence sa couverture à chaque étape de la vie constitue un geste payant, en particulier quand le droit à l'oubli s'ouvre. Pour les risques aggravés, le gain va au-delà la simple économie : il s'agit d'accéder à une couverture juste, autrefois inaccessible. Gardons ce chiffre en tête : sur un crédit de longue durée, l'écart de coût d'une offre à l'autre se chiffre à plusieurs milliers d'euros. Subir son contrat, revient à abandonner cet avantage sans raison valable. Un accompagnement expert sécurise chaque étape, de l'équivalence des garanties à la mobilisation de la grille AERAS. Ne laissez pas passer un rendez-vous devenu inutile : le meilleur instant pour agir, désormais, c'est celui que vous choisissez.

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